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Du vin de groseilles

Groseille vues en macro

Contrairement au vin de sureau, le vin de groseilles est un vin dont les groseilles constituent la base. Pour le préparer, vous aurez donc besoin de ces baies qui se trouvent souvent en abondance sur les arbrisseaux si vous passez avant les oiseaux. Il faut également de l’eau et un peu de sucre. Vous devez disposer d’un endroit au frais et d’un récipient qui ferme hermétiquement.

La cueillette des groseilles

Les groseilles se cueillent la plupart du temps dans la seconde partie du mois de juin mais si l’hiver a été froid, la maturité des fruits peut avoir lieu que dans la deuxième partie de juillet comme ce fut le cas pour moi en 2013. Il faut essayer de garder le moins de branches lors de la collecte car c’est à ce moment là qu’il est le plus facile de trier même si cela reste possible par la suite.

Les fruits doivent être bien mûrs comme si vous vouliez préparer de la confiture. Vous pouvez séparer votre récolte pour faire de la confiture et du vin, il n’y a pas d’interdiction. Il est même bon d’en conserver au congélateur car elles contiennent beaucoup de bonnes choses qui s’altèrent peu au congélateur et qui permettent d’avoir une belle peau et beaucoup de vitamines au coeur de l’hiver.

La préparation du vin de groseilles

L’idée est de broyer les fruits pour faire une sorte de purée. Pressoir, écrase-purée ou mains, tous les moyens sont bons. La purée de groseilles ainsi obtenues doit être mise à fermenter pendant deux bons jours jusqu’à ce que ça sente bon. Ajouter ensuite l’eau et un peu de sucre et laissez fermenter pendant une douzaine de semaines dans le récipient hermétique. Ouvrez de temps en temps pour aérer et permettre la fermentation. Une fois la première phase d’attente finie, on passe au filtrage.

Le filtrage

Une des phases les plus cruciales de la préparation peut donc commencer. Il s’agit du filtrage. Vous avez encore normalement des morceaux en suspension dans le mélange et ses morceaux sont indésirables pour deux raisons. La première est qu’ils ne seront peut-être pas du goût de vos invités qui se verront en plus dans l’obligation de retirer discrètement de leurs incisives les morceaux qu’ils auront pu filtrer. La seconde est sans doute la plus importante, les dépôts créent des points d’attache pour le dioxyde de carbone en suspension qui au lieu de pétiller dans le verre le fera dans la bouteille et pourra mener à l’explosion de celle-ci dans votre cave ou à un désastre au moment de l’ouverture devant vos invités.

Vous devez filtrer du plus grand au plus petit. On peut commencer par une passoire grossière pour continuer sur une chinoise et un filtre à café permanent pour finir. Vous pouvez essayer de faire le filtrage au torchon mais c’est très salissant et je n’ai pas vraiment l’impression que ce soit efficace.

La mise en bouteille

Pendant toute cette période d’attente, vous aurez pu acheter des bouteilles de limonade qui ferment correctement. Soyons honnêtes, outre le fait que vous faites le recyclage vous-même, ça coûte moins cher d’acheter les bouteilles avec la limonade à l’intérieur que d’en acheter des neuves dont on n’est pas sûrs de la qualité.

Embouteillez donc dans les bouteilles qui ferment hermétiquement avec un joint et un frein. Le vin peut être consommé de suite mais il prend un peu plus de goût avec le temps. Attention au moment de servir de ne pas avoir à subir une explosion et il est toujours préférable de dégazer doucement plutôt que d’ouvrir d’un coup d’un seul.

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  1. La mûre est arrivée à maturité - Ma vie bio on 28 avril 2017 at 10 h 14 min

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